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DERRIERES LES GRILLES Article paru le 28/09/02
Animateur historique de OÜI FM, Dom Kiris, 42 ans, fait partager chaque jour ses passions musicales variées.
Dom, qui a dit Oüi Pour quelqu'un qui s'apprête à prendre l'antenne dans moins d'une heure, il a l'air plutôt relax. Dom Kiris, Dominique Le Bourhis de son vrai nom, a l'habitue. Ce jeune quadra jovial, jean-basket-sweat, boucle d'argent à l'oreille gauche, est une institution à Oüi FM. Pur produit de la radio rock parisienne, il y travaille depuis sa création en 1987.

A l'étage, dans la petite cafétéria aseptisée, l'animateur évoque son émission, une quotidienne de 16 h à 20 h où la musique est reine. Rock bien sûr, mais aussi pop, country, folk, blues, ses péchés mignons, (nu)metal, même.
Durant ces quatre heures, il diffuse la playlist du jour en y mettant son grain de sel, accueille une brochette de chroniques (bons plans, news) et, surtout, reçoit des artistes pour de savoureuses sessions acoustiques. A son palmarès : Iggy Pop, Ben Harper, Nada Surf, Oasis, Supergrass, Buddy Guy... Coups de cœur ou invités en promo.Durant ces quatre heures, il diffuse la playlist du jour en y mettant son grain de sel, accueille une brochette de chroniques (bons plans, news) et, surtout, reçoit des artistes pour de savoureuses sessions acoustiques. A son palmarès : Iggy Pop, Ben Harper, Nada Surf, Oasis, Supergrass, Buddy Guy... Coups de cœur ou invités en promo.

Sa pire anecdote ? "C'était un direct avec Oasis. Liam Gallagher était bourré et il s'est battu avec son garde du corps. J'avais l'impression d'être le capitaine d'un navire en plein naufrage", se souvient-il dans un large éclat de rire. Sur ses meilleurs souvenirs, l'homme-jamais-blasé-qui-prend-la-vie-du-bon-côté est beaucoup plus bavard. Et d'égrener avec un enthousiasme enfantin quelques moments d'anthologie : "Iggy Pop, Joe Strummer et Costello, que je vénérais quand j'étais jeune, m'ont procuré le grand frisson."

Dom Kiris n'aurait-il pas fricoté dans sa jeunesse avec le punk ? Si, si. De parents bretons, il est élevé dans une cité du XIIIe arrondissement. Les grands de son quartier l'initient à Gene Vincent et Chuck Berry ; "Plus tard, vers l'âge de 16 ans, quand le punk est arrivé, j'ai eu l'impression de retrouver l'esprit créatif, pur et provoc du vrai rock'n'roll."
Son avenir en sera très fortement empreint. Le bac en proche, cet autodidacte collectionne les petits boulots, tâte de la photo, fait le guitariste au sein de divers petits groupes. Jusqu'au déclic... "Au milieu des années 80, j'étais invité en tant que musicien dans une radio libre qui allait bientôt devenir Oüi FM. J'ai sympathisé avec tout le monde et on m'a mis à l'essai pour une chronique rock." Remarqué pour sa tchatche, il ne quittera plus les locaux de la radio.
Il évoque encore ses derniers coups de foudre. Côté blues : Mary Gauthier ou Jack Johnson. Côté rock : le dernier Queens Of The Stone Age. Son plus grand rêve de rencontre : Neil Young, on s'en serait douté...

 
Parallèlement, Dom Kiris continue à faire de la musique, au sein des Troubadours Du Désordre ; "C'est de la chanson française un peu cheap et sans prétention pour me marrer avec mes potes." La dernière question n'a du coup plus de sens : "On dit souvent que les journalistes rock sont des musiciens frustrés, qu'en penses-tu ?" Frustré, Dom Kiris ? Sûrement pas. Passionné, simple et modeste, c'est tout. Eléonore Colin
Du lundi au vendredi, de 16 h à 20 h sur Oüi FM.